C'est la fin. J'ai attiré l'attention. Je m'expliquerai devant mes pairs. Merci pour les soutiens et les commentaires acerbes, critiques sur la manière et le fond. Merci à vous tous. Mais je ne peux pas continuer à batailler par ce blog. Merci à tous.
Merci à celui qui me dit en boutade : "j'adore ce que vous faîtes". Mais toute bonne chose à une fin.
Souvenez-vous. Un ancien graphiste de Pardon, au pseudo de Nimbus, avait été soupçonné d'être le célèbre "rat" voleur de photos de la jeune pucelle de la Chaloupe-Saint-Leu, la nouvelle Jeanne de la Réunion. Soupçon étalé sur une page suite à une enquête de grand n'importe quoi. Voici peu il a envoyé un petit papier pour s'offusquer de la manière dont il a été traité par le JIR. Il n'est jamais paru :
"Je remarque avec plaisir et émotion la « dignité professionnelle » dont fait preuve le JIR, dans son N° du 7 mars, à propos des ventes de photos de Valérie Begue. En effet, on peut lire sous la plume de ... « … Et si nous avons choisi de ne pas passer la photo ni de révéler le nom du webmaster de chez Pardon !, c'est par souci pour sa sécurité et pour lui éviter la vindicte populaire…. ». J'aurais quand à moi, fortement apprécié que la même retenue ait été de mise dans le numéro du 28 décembre 2008, dans lequel ce même journal n'a pas hésité à citer mon nom et afficher ma photo en pleine page sous le titre « Le Suspect N°1 ». Il est vrai qu' à cette époque, sans besoin de preuves (et pour cause), l'info avait des airs de scoop et le souci de préjudices portés tant à ma vie privée que professionnelle ne rentrait certainement pas dans une déontologie aujourd'hui revendiquée. A noter que je n'ai reçu aucune réponse au courrier de protestation que j'ai adre!
ssé à la rédaction de ce journal."
Nimbus
No comment.
ça y'est je suis à découvert. La traque a débuté dimanche. Depuis que Pierrot Dupuy, merci à lui, a écrit quelques mots sur mon blog sous le titre : un journaliste crache la soupe dans le JIR*. Dans la rédaction, on soupçonne, on chuchotte. Certains savent et se taisent, (une petite complicité par solidarité ? j'en suis persuadé). On le lit discrètement. Les foudres de la direction ne devraient pas tarder. Et comme d'habitude, ils vont sortir les tanks et la grosse artillerie. De quoi vous anéantir. Mais lorsqu'on connaît le score d'avance, la change peut donner. Sortir avec les honneurs. Assumer les conséquences. J'attends d'eux la manière et le débat de fond.
Sans transition. Dernière perle en date, aujourd'hui nous pouvons nous esclaffer du plus beau papier suce-bite à Nassimah Dindar, signé Christian Chardon. C'est tellement grotesque, alors qu'ici le journal avait su garder ses distances, du moins en apparence, qu'il vaut mieux en rire. C'est normal compte tenu que ce journaliste est un Umpiste reconnu. Ou l'a-t-il fait de manière plus manichéenne ? C'est tellement incohérent avec la ligne qui avait été maintenue qu'on ne voit plus que ce papier. C'est mes confrères qui vont être contents. Je préssens qu'ils vont ramer pour rattraper le tout.
* Au fait j'ai appris que tu préparais à faire le grand ménage chez Festival.
Ils ont baissé les bras. Ecoeurés et éreintés par le mépris, les diktats, les incohérences... Et pourtant ils ont mis du coeur à l'ouvrage. Ils connaissent leurs dossiers. Chaque jour, ils tentent par leur rigueur ou leur pondération d'écrire avec intelligence pour l'intelligence du lecteur. Mais voilà on leur demande d'être des crieurs des champs de foire. Ils se sont défoncés, n'ont pas compté leur heures, ils ont été mobilisés, voire réquisitionnés, jour de grand événement, tout cela pour une fiche de paie qui stagne autour de 1 500 euros net par mois. Aucune reconnaissance, ils doivent faire du scoop. Point barre. Ils continuent néanmoins. Il faut bien manger compte tenu de la précarité de ce secteur et du fort taux de chômage. Ils continuent car ils sont journalistes avant tout. Plus qu'un métier, une manière de vivre. Un grand nombre attend sa mutation : Nouvelle Calédonie, La Provence, Corse Matin, la Polynésie et j'en passe. Bref se retrouver dans une rédaction où l'unilatéralité n'est pas un point d'orgue de managment. Où la base est un minimum consultée et non pas considérée comme un troupeau de moutons de panurge.
Ecoeurés de voir un grand brûlé en large photo, écoeuré de voir en Une la photo d'un jeune homme mort, les yeux ouverts, son cadavre sur le trottoir. Un voyeurisme trash qui dessert le peu de crédibilité que ces journalistes tentent de maintenir à tous prix. Un voyeurisme qui nous fait du tort, car ces photos rebutent.
Ecoeurés parfois de manipuler l'information sur diktat de leur hiérarque. Pour preuve : comment un journaliste a dû bidonner une photo d'un reportage afin de répondre au desidara de ses chefs. Je n'irai pas plus loin car je ne veux pas porter préjudice à ce collègue qui risquerait également de se faire sanctionner.
Aujourd'hui, je m'attend à la sanction. Le licenciement. J'ai osé l'ouvrir. Car je ne pouvais plus être considéré comme une serpillère, un paillasson. De voir autant de souffrances psychologiques parmi mes collègues. Comment ils pourraient faire entendre leur voix lorsqu'on leur interdit toute forme de syndicat, sous peine d'être virés ou être placardisés. Ou tout simplement la crainte de se confronter à la fureur du grand patron.